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le 9 février 2012

Grand Angle

Les médecins de ville en voie de disparition ?

Posté par Joëlle Bappel.

Départs en retraite non remplacés, retour délibéré vers un salariat plus attractif financièrement et moins contraignant professionnellement…

Sur Chelles, l’exemple de praticiens exerçant dans un groupe médical du centre-ville…  Deux médecins généralistes sur les huit qui composaient le groupe ont quitté leur poste et aucun n’a été remplacé. Sur un plan plus général, même pénurie chez les chirurgiens et les professions paramédicales tels les kinés. Conséquence d’une médecine libérale en perte de vitesse et d’une profession qui n’a plus le même prestige auprès des jeunes diplômés ? Premier symptôme d’une maladie en voie de contamination ? La mal est inquiétant.

Chiffres nationaux…

En médecine générale et libérale, le nombre de praticiens n’a augmenté que de 6,6  % en cinq ans. Compte-tenu des départs en retraite, les effectifs devraient chuter de 10 % d’ici à 2020. Des départs massifs sont donc attendus dans les prochaines années. En revanche, le nombre de remplaçants a progressé de 523 % entre 2008 et 2009. Moyenne nationale des praticiens pour 100 000 habitants : 336. Moyenne pour la ville de Paris : 530. Moyenne pour  le département de Seine-et-Marne : 116.

Et départementaux…

En Seine-et-Marne, la densité de médecins par habitant est inférieure à 28% à la moyenne nationale. C’est l’Est du département qui est le plus touché et trois villes demeurent de véritables points noirs dans le Nord : Dammartin-en-Goëlle, Lizy-sur-Ourcq, Bray-sur-Seine. Au total, 94 médecins généralistes libéraux sont nécessaires pour atteindre la moyenne régionale.

Face à ces manquements, le conseil général se mobilise et a pris l’initiative de mettre en place un plan départemental en faveur de la démographie médicale. Huit mesures ont été arrêtées et leur objectif est de garantir l’accès aux soins pour tous, permettant aux anciens médecins de rester sur le territoire et encourageant l’installation de nouveaux praticiens. L’une des actions phares de ce plan reste la mise en place d’une bourse en faveur d’étudiants de troisième Cycle. Ils bénéficient désormais de 1000 euros mensuels durant trois ans et s’engagent, en échange, à exercer pendant cinq ans dans les secteurs déficitaires du département. Les premiers contrats signés en 2009  ont porté leurs fruits puisque deux nouveaux médecins vont cette année s’installer en Seine-et-Marne.

Deuxième engagement fort du département : une aide financière par le biais de la politique contractuelle dans le secteur investissement pour les collectivités souhaitant créer des maisons de santé pluridisciplinaires.

Huit actions sont désormais inscrites au plan départemental :

  • Renforcer l’attractivité du territoire et favoriser l’accueil en Seine-et-Marne de stagiaires et d’internes dans le cadre de leur formation
  • Favoriser le regroupement des médecins dans les maisons médicales pluridisciplinaires
  • Développer et promouvoir les réseaux professionnels
  • Mettre en place des bourses pour les étudiants en médecine
  • Instaurer des lieux d’aide pour accompagner et informer les professionnels de santé avant et lors de leur installation
  • Permettre aux médecins confirmés d’effectuer des permanences dans des cabinets secondaires situés en zone déficitaire en étant remplacés dans leur propre cabinet
  • Proposer une offre de coaching à l’installation afin de faciliter certaines démarches : recherche de logement ou mode garde régulier ou ponctuel, d’une aide ménagère ou d’un emploi pour le conjoint
  • Développer l’information sur les atouts du département auprès des candidats à l’installation en créant une interface Internet de promotion de la Seine-et-Marne.

 
En 2008, la Ville de Chelles avait fait réaliser une étude sur le sujet et l’offre de soins soulevait déjà des inquiétudes. A son tour, la communauté d’agglomération Marne et Chantereine va commander une étude sur le territoire et forte des résultats elle prendra les initiatives nécessaires. La création de deux maisons de santé sur son territoire, l’une à Chelles et l’autre à Vaires-sur-Marne, pourraient être envisagées.

Où se faire soigner ?

A ce jour, 29 % de patients du Groupe hospitalier Intercommunal Le Raincy-Montfermeil sont Chellois, un équipement performant suivi de très près par l’hôpital privé de Marne et Chantereine , les structures hospitalières de Lagny et bientôt Jossigny.

Côté urgences

Faces à de réelles préoccupations, il s’avère que pour la Seine-et-Marne, seuls deux hôpitaux conserveront des urgences médicales après 22 h 30 : Meaux et Melun. Pour les polytraumatisés, la régulation du Samu transfère systématiquement les patients sur les hôpitaux parisiens. Parallèlement, le GHI Le Raincy-Montfermeil est candidat pour conserver ses urgences chirurgicales de nuit.

L’hôpital privé Marne et Chantereine

Depuis le 1er octobre, sa maternité a été transférée à Bry-sur-Marne dans le cadre d’un regroupement. Pour autant, la structure a conservé sur place l’ensemble de ses consultations gynécologiques. L’équipement demeure performant avec un service réanimation optimal qui permet de prendre en charge des patients à pathologie lourde. L’autre atout de l’hôpital étant l’accueil et le soutien aux patients atteints d’un cancer. Une collaboration étroite avec l’Association Vaincre le Cancer Solidairement permet un travail commun et efficace.

Un centre médical situé boulevard Chilpéric

Il sera très prochainement  ouvert, installé dans l’ancienne clinique de Chelles. Il y a deux ans, les praticiens (spécialistes et chirurgiens) de l’hôpital privé Marne et Chantereine s’associent et rachètent l’ancienne clinique. Leur objectif : installer un centre de consultations dédié uniquement aux spécialités médicales. Un service unique situé en plein cœur de ville et la réponse à une réelle attente des Chellois.

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Grand Angle

le 29 août 2011

Ce que les Chellois pensent de leur ville

Commerces, transports, animations, ils vivent leur ville au quotidien et ont des avis bien tranché.

Bamba

« A Chelles, j’y vis depuis 2005, il y a les bons coins et les mauvais coins, mais dans l’ensemble c’est une ville calme. Personnellement, je ne sors pas beaucoup. J’habite le nouveau quartier de la Madeleine. Le centre-ville est assez animé, place Gasnier-Guy, il y a des petits concerts le soir, c’est sympa. Mais je regrette que les transports ne soient pas assez nombreux, il y a beaucoup d’attente entre chaque bus. »

le 21 novembre 2011

Samu social, les maraudeurs de la Croix Rouge

Le 2 novembre dernier, une mère qui a accouché dans la rue a perdu son nouveau né. Un « fait divers » qui a « fait » à peine quelques secondes dans les journaux télévisés.

Médecins du monde dans un rapport paru en octobre révélait que 8 % des femmes enceintes en France vivent dans la rue.

Ce drame confirme pourtant ce que dénoncent les associations depuis plusieurs mois. Le nombre de personnes en situation de pauvreté et la grande précarité explose.

le 6 mars 2012

Le rallye citoyen en 3 questions

En décembre 2011, la direction de la Jeunesse organisait un rallye citoyen pour les jeunes de 18 ans et plus. Durant six mois, de janvier à juin les jeunes intéressés par le projet vont pouvoir découvrir le fonctionnement des institutions et rencontrer des acteurs locaux de la vie politique, économique et sociale.

le 27 avril 2012

Marne et Chantereine : profil économique

Le territoire de la Communauté d’agglomération s’étend sur un peu plus de 3000 hectares et compte selon les dernières estimations de l’Insee 75 600 habitants au 1er janvier 2012

Les quatre communes regroupent à elles seules environ 15 000 emplois, dont 12 000 dans le secteur privé et 3000 dans le public. 27 % sont employés dans le commerce, 20 % dans la construction et 14 % dans l’industrie.

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